Les Baigneuses de Cezanne, œuvre présentée au Musée Granet analysée par Myriam El Medini et illustrée par Chloé de l’équipe des jeunes amis.
Les baigneuses revisitées par Chloé @auhasardbalthazar


Bonjour,

aujourd’hui, je vais enfin vous présenter Les Baigneuses de Paul Cézanne.

Cezanne est né à Aix-en-Provence et, en tant qu’aixoise, j’ai beaucoup été bercée par ses œuvres, notamment par celles qui sont exposées au musée.

D’abord, on observe sur cette œuvre des femmes nues qui se prélassent au bord d’une rivière. On ne voit pas le visage de ces femmes ou alors, il n’est pas totalement défini. De plus, on ne sait pas vraiment qui sont ces femmes, peut-être des nymphes, des déesses, on l’ignore. On voit se dessiner deux groupes de baigneuses chacune abritée sous un arbre. Par cette division de l’espace, on aperçoit entre les deux groupes la rivière où ces femmes se baignent. Ensuite, on a l’impression que l’attention de toutes les baigneuses est tournée vers une en particulier qui sort de l’eau, tous les visages et certaines postures semblent tournés vers elle. Par ailleurs, on voit que la morphologie des corps des femmes est assez robuste et massive. En effet, Cézanne n’avait pas de modèle féminin, car trop intimidé par les femmes et, disait-on, ne voulait pas les faire poser dans son atelier. Ainsi, il peignait de mémoire, on peut voir que leur corps se rapproche de celui des hommes. On a sur cette toile l’absence de perspective. Cézanne pour marquer les corps des baigneuses trace un trait foncé autour des corps. Par l’absence de perspective, on voit que tous les éléments se mélangent, que ce soit la végétation, les baigneuses, le cours d’eau. De ce fait, on a une fusion qui se crée entre les femmes et le paysage, et on sent ainsi une harmonie qui se dégage. Cette harmonie est accentuée par les couleurs. En effet les couleurs sont dans des nuances bleues et vertes, des couleurs qui rappellent la nature, ce qui nous permet en plus de nous fondre dans le paysage végétal et qui nous procure un sentiment de tranquillité.

Enfin, ce qui m’a particulièrement marquée avec cette toile, c’est la luminosité frappante qui ressort avec les couleurs. Mais, pour voir cela rendez-vous au musée Granet !

Les baigneuses de Cezanne

Myriam El Medini

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Création de Chloé @auhasardbalthazar:  instagram.com/auhasardbalthazar

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